Make your own free website on Tripod.com

niflheim-logo3.jpg

Antre | Essais incongruents | Liens | Évolution | Créations | Photographies

Parfois je regarde autour de moi et j’observe les gens. Comme un éthologue, camouflé dans son buisson, étudiant le comportement des prédateurs de la savane. Cela me fascine de les voir agir. Ils sont si prévisibles et futiles. Je me suis même lassé de cette activité qui occupait ma tête lors de mes longs trajets dans les wagons puants du métro : Je n’y trouve plus de défis. Je ne peux m’empêcher de me dire que je ne suis pas comme eux… Pourtant, je suis soumis aux mêmes pulsions caractérisant la faiblesse intérieure de notre espèce, je parle le même dialecte qu’eux, je suis à peu de chose près organiquement semblable. Mais je sais, ou crois savoir, que je viens d’ailleurs, que je me retrouve ici étranger au milieu de fous furieux prêtent à tuer pour une certitude non fondé… où les gens ne s’aiment entre eux que par principes et ne s’aiment pas eux-même… je les méprise… je les hais comme je peux parfois aimer d’une force sans nom. Baudelaire a dit :

 

« Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes! »

 

Personne ne les comprend en réalité car elles préfèrent souvent resté inaudibles et non entendues plutôt que mal comprise. Les rares opportunités ou elles s’adressent à nous, pauvres fantasques, elles nous parlent en hiéroglyphes émotifs… elles ne nous laissent que des impressions, qui nous reviennent en rêve. Aujourd’hui l’une d’elle m’a parlé… aussi simple peut-elle être, cette pensé qui me fut transmise, elle m’a rappelé que nous mourrons chaque seconde et que chaque souffle que nous expirons peut être le dernier… chaque état, chaque joie, chaque peine, nous nous devons d’y plonger pour ramener quelque chose d’inconnu, d’enrichissant et d’infiniment précieux. Afin de pouvoir en fin de compte apprécier notre dernière seconde. Pour mourir sans se dire j’aurais aimé faire ceci, j’aurais du faire cela. Il nous faut être hédoniste modéré. Vivre dans le futur, c’est le planifier en fonction de nos expériences passées. Cela est un cycle que nous ne saurions prolonger à bon terme.

 

Tant qu’à être dans les citations je vais en écrire deux autre provenant respectivement des films American History X et de La Rage De L’ange.

 

« life is too short to be pissed off all the time »

 

«à force de chercher le monde que tu hais, ceux qui t’aime n’arrive plus à te trouver»

 

Simple, facile, tout à fait compréhensible mais si difficile à appliquer dans sa propre vie.. Nous n’essayons même pas d'en assimiler les concepts, nous préférons voir les autres échouer à ce même effort.  Fermez les yeux un instant et visualiser ce qui vous emplis de haine…. Demandez-vous si cette chose vaut tant de cette peine qui vous amène à gâcher du temps à la maudire… soyez sincères… si oui, c’est que vous vous laisserez freiner par la colère. Peut-être aurez-vous la bravoure de combattre, peut-être prendrez-vous la hache et couperez-vous les ronces du sentier. Ce travail est long et vous suerez beaucoup. Mais si vous acceptez de réaliser qu’en fait elle n’en vaut pas la peine, ces mêmes ronces se laisseront docilement tailler, vous en ferez des lances et des pieux. Chaque prochaine bête que vous croiserez succombera sous ceux-ci.

 

Je ne veux surtout pas être distributeur de psychologie 101 ou proliférateur de sciences occulte énigmatiques et eschatologique. Je ne suis pas un médium, ni un sage, ni un génie, je ne fais que cracher des idées parfois saugrenues sur mon clavier d’ordinapeur… personne n’a à m’écouter car après tout, je reste mon meilleur public. Chose certaine je ne suis pas un être humain… j’ai été emprisonné par les ronces de cette espèce, et j’apprend peu à peu à faire des sculptures avec elles, j’apprend à apprivoiser les bêtes et un jour, lorsque je me serai libéré, j’enfourcherai l’une de ces créatures et je retournerai d’où je viens.

 

                                                                                      ..Orion, janvier 2007